Canicule dans le pays... comment vous en prémunir “à la minute” et à long terme

Conseils concrets pour vous rafraîchir rapidement et maintenir durablement une température agréable à l'intérieur 

Une vague de chaleur ? Ou des périodes de chaleur extrême au printemps ou à l'automne ? Elles sont de plus en plus fréquentes. Et dans ces cas-là, une boisson fraîche, un ventilateur et des vêtements adaptés ne suffisent plus pour garder la tête froide. Il est grand temps d'anticiper et d'éviter que la température ne devienne trop élevée à l'intérieur. Car c'est là que vous devez pouvoir vous réfugier quand il est impossible de rester dehors. Dans ce dossier de presse, des experts de haut niveau partagent leurs points de vue sur les causes, les conséquences pour la santé et les solutions concrètes, allant de conseils rapides à des mesures structurelles.

Quatre fois plus de jours de canicule et des pics atteignant 50 °C d'ici 2050: des prévisions réalistes pour l'avenir ? 

"Cela n'ira certainement pas aussi loin", rétorque immédiatement le climatologue Niels Souverijns. «Heureusement, le scénario le plus pessimiste n'est pas le plus réaliste. Il repose notamment sur une poursuite de la dépendance aux énergies fossiles. Un doublement du nombre de jours de canicule d'ici 2050 est en revanche réaliste. Ceux-ci peuvent être répartis sur tout l'été ou sur une période plus longue. Il semble toutefois que les périodes de chaleur prolongées deviendront plus fréquentes.”

Cela va d'ailleurs plus loin que la simple augmentation des températures et du nombre de jours de canicule. Les vagues de chaleur seront également plus intenses, avec des pics plus élevés. Et nous le ressentons”, ajoute Samuel Helsen, climatologue et météorologue chez Meteosupport. 

“Cela va au-delà de la hausse générale des températures et du nombre de jours de canicule. Les vagues de chaleur deviennent également plus intenses.” ​
Samuel Helsen – Climatologue / météorologue chez Meteosupport

Beaucoup a déjà été dit et écrit sur le réchauffement climatique comme source de tous les maux. Pourtant, les experts préfèrent parler de perturbation climatique. Cela va au-delà de la hausse générale des températures et met l'accent sur la cause humaine des changements. “La perturbation climatique indique que les changements sont dus aux gaz à effet de serre que nous rejetons dans l'atmosphère”, explique le climatologue Samuel Helsen.

Niels Souverijns: “Voyez les choses ainsi: en tant qu'êtres humains, nous jouons avec le thermostat de la Terre. Nous causons ainsi beaucoup plus de dégâts que nous ne le pensons.

“Jouer avec le thermostat de la Terre a de nombreuses conséquences.” ​
Niels Souverijns – climatologue VITO

Encore plus chaud en ville qu'à la campagne

Pendant les vagues de chaleur, il fait généralement quelques degrés de plus dans les villes qu'à la campagne, surtout la nuit. C'est ce qu'on appelle “l'effet d'îlot de chaleur”: “Pendant la journée, les bâtiments et le béton absorbent le rayonnement solaire et emmagasinent cette énergie. La nuit, ils restituent cette chaleur à l'environnement”, explique le climatologue Niels Souverijns. 

À la campagne, les constructions sont moins denses, il y a moins de béton et donc moins de masse thermique qui stocke le rayonnement solaire. En même temps, on y trouve plus de verdure et d'eau, qui favorisent l'évaporation. Ce processus extrait à son tour la chaleur de l'environnement, ce qui apporte un rafraîchissement. La combinaison d'un réchauffement moindre et d'une évaporation plus importante permet d'obtenir une température moyenne inférieure de quatre degrés à la campagne.

“La combinaison d'un réchauffement moindre et d'une évaporation plus importante permet de faire baisser la température de quatre degrés dans les zones rurales » ​
Niels Souverijns – Climatologue VITO

Plus d'arbres en ville ? Selon Niels Souverijns, c'est certainement un choix judicieux dans la lutte contre l'effet d'îlot de chaleur. Ils fournissent de l'ombre et, en évaporant l'eau, ils contribuent à des températures supportables en ville. De plus, il s’agit d’une intervention rentable. "La seule chose, c’est qu’on ne pense pas assez aux types d’arbres, à l’endroit où ils sont plantés, à leur entretien, etc. Dans la pratique, environ 30 % des arbres plantés meurent dans les cinq ans. C'est dommage pour les efforts et les moyens investis”, estime Niels Souverijns. 

De la perte de concentration et des troubles du sommeil à la mortalité due à la chaleur

Chaque année, plus de 175 000 personnes meurent en Europe des suites d'une chaleur extrême. Une étude menée par le VITO et l'UHasselt montre que les étés chauds en Belgique entre 2000 et 2019 ont causé chaque année 461 décès parmi les groupes de population vulnérables (personnes âgées, bébés et personnes souffrant de problèmes respiratoires chroniques ou de maladies cardiovasculaires). Et ces chiffres ne cessent d'augmenter. Le chercheur Niels Souverijns (VITO) apporte toutefois une nuance importante : “À l'heure actuelle, le froid tue encore plus de personnes que la chaleur, mais nous pensons que cette tendance s'inversera d'ici 40 à 50 ans.

Dans le scénario climatique le plus défavorable du KNMI (Institut royal météorologique des Pays-Bas Institut météorologique néerlandais), le point de basculement entre les décès liés à la chaleur et ceux liés au froid se situera effectivement vers 2080”, confirme Hein Daanen, thermophysiologiste à l'Université libre d'Amsterdam.

“Vers 2080, on enregistrera pour la première fois plus de décès liés à la chaleur qu'au froid.”
Hein Daanen – Thermophysiologiste à l'Université libre d'Amsterdam

 

L'impact du stress thermique ne se limite toutefois pas aux décès. Un groupe beaucoup plus important de personnes moins vulnérables subit également des désagréments, certes moins graves, liés à la chaleur. “Si vous êtes en bonne santé et bien acclimaté, vous transpirez davantage, ce qui permet à votre corps de se refroidir automatiquement. Jusqu'à un certain point, bien sûr... puis votre niveau d'attention baisse, vos performances diminuent, vous dormez moins bien et vous pouvez souffrir de maux de tête et de troubles intestinaux”, explique le thermophysiologiste néerlandais Hein Daanen. “Le stress thermique aigu est une chose”, ajoute le climatologue Samuel Helsen. Les périodes de chaleur prolongées sont encore plus difficiles à supporter. Lorsque la température reste élevée pendant la nuit, surtout en ville, notre corps est soumis à un stress thermique constant. Pendant les “nuits tropicales”, où le mercure ne descend pas en dessous de 20 °C, notre corps ne peut pas se régénérer pendant la nuit. C'est là que les choses deviennent vraiment difficiles.


Check-list pour traverser une vague de chaleur en bonne santé selon le thermophysiologiste Hein Daanen (VU Amsterdam)

  1. Buvez des boissons fraîches pour transpirer plus facilement. Si vous ne transpirez pas, une tisane chaude peut également vous aider.
  2. Adaptez votre tenue: optez pour des vêtements légers.
  3. Recherchez les endroits les plus frais de votre maison. En ville, recherchez également des endroits plus frais.
  4. Ne faites pas d'efforts physiques importants.
  5. N'utilisez un ventilateur que s'il ne fait pas trop chaud et que vous transpirez suffisamment.
  6. Mangez léger afin que votre corps ne produise pas de chaleur supplémentaire due à un processus de digestion lourd.

Il fait trop chaud chez vous ? Les fenêtres y sont (principalement) pour quelque chose 

Ces astuces simples rendent bien sûr la chaleur plus supportable, mais elles ne constituent pas une solution structurelle pour faire face aux longues périodes de chaleur et aux pics de température annoncés. L'astuce consiste donc avant tout à éviter que la température intérieure ne monte trop. Mieux vaut prévenir que guérir... surtout en évitant que les rayons du soleil ne frappent directement sur les vitres et ne réchauffent l'intérieur. ​

“Grâce à une meilleure isolation, une meilleure étanchéité à l'air et des surfaces vitrées plus importantes, nous constatons de plus en plus souvent une surchauffe au printemps et à l'automne, et même lors des journées ensoleillées en hiver.” ​
Shady Attia – Prof. Dr. Ir. Arch. en architecture durable et technologie du bâtiment, ULiège

Le soleil étant la principale cause de la hausse des températures dans les maisons, il n'est pas illogique que le changement climatique prolonge la saison de surchauffe. Hilde Breesch: “Auparavant, trois mois (d'été) présentaient un risque de surchauffe, mais aujourd'hui, nous devons déjà tenir compte de la surchauffe au printemps et à l'automne. Il s'agit donc d'un problème qui se pose sur de plus longues périodes tout au long de l'année.” Cela est également confirmé par le prof. ir. arch. Shady Attia, directeur du Laboratoire de conception de bâtiments durables à l'Université de Liège. “Grâce à une meilleure isolation, à une meilleure étanchéité à l'air et à des surfaces vitrées plus importantes, nous constatons de plus en plus souvent une surchauffe au printemps et à l'automne, et même lors des journées ensoleillées d'hiver. Dans les bâtiments bien isolés, la chaleur qui pénètre à l'intérieur reste plus longtemps.

L'échelle du refroidissement: mieux vaut prévenir que guérir lors de la construction ou de la rénovation

Spoiler alert: les rideaux ne sont malheureusement qu'un remède de fortune contre la surchauffe. Ils ne bloquent les rayons du soleil que lorsque la chaleur est déjà à l'intérieur. Le verre ou les films solaires à l'extérieur des fenêtres déforment quant à eux le spectre de la lumière du jour. Vous pensez être à la lumière, mais vos yeux ne perçoivent qu'une partie du spectre. Cela peut notamment provoquer de la fatigue. 

Vous avez des projets de construction ou de rénovation ? Gardez à l'esprit l'“échelle de refroidissement” pour éviter que votre nouvelle maison ou votre maison rénovée ne devienne insupportablement chaude dès le premier été. L'OSKA (Overleg Standaarden Klimaatadaptatie, organisme néerlandais de concertation sur les normes d'adaptation au climat) a établi, à partir de cette “échelle de refroidissement”, une liste de mesures complémentaires qui, prises dans le bon ordre chronologique, garantissent une approche durable et structurelle pour prévenir la surchauffe.

L' “échelle de refroidissement” :

  1. Concevez consciemment un microclimat favorable autour de votre maison en prévoyant des espaces verts, des surfaces perméables et de l'eau (courante). Ceux-ci assurent un refroidissement naturel, tant par évaporation que par ombrage.
  2. Empêchez la chaleur de pénétrer dans la maison. Tenez compte de l'orientation, de la taille et de l'emplacement des ouvertures (fenêtres) et des protections solaires (auvents, arbres stratégiquement placés ou écrans).
  3. Évacuez la chaleur de manière passive de la maison, grâce à une ventilation (nocturne) par ventilation transversale ou par effet de cheminée.
  4. N'utilisez des systèmes de refroidissement actifs (sans réfrigérants nocifs) qu'en dernier recours.

 

L'objectif est en fait de rendre la quatrième étape de l'échelle superflue grâce à une conception intelligente des bâtiments”, explique Joost Declercq (ingénieur civil-architecte / directeur de recherche chez archipelago architects et affilié à la KULeuven). “Dans nos régions, il est tout à fait possible de concevoir un bâtiment qui ne nécessite pas de refroidissement mécanique. En tant qu'architectes, nous devons donc nous engager massivement dans cette voie.

“Une conception intelligente des bâtiments permet de réduire jusqu'à 80 % des besoins en refroidissement, de sorte que même les bureaux peuvent être construits sans installation de refroidissement.”
Joost Declercq – ingénieur civil-architecte / directeur de recherche chez archipelago architects et affilié à la KULeuven


Laura De Wilde, conseillère au service d'étude de la NAV, approuve et ajoute: “La base d'un bâtiment adapté au climat réside dans la conception d'une enveloppe performante. Les méthodes passives telles que la ventilation naturelle, la protection solaire et la masse thermique sont idéalement prises en compte dès la conception.” 


Joost Declercq: C'est en fait très logique: commencez par orienter correctement le bâtiment et répartissez intelligemment les fenêtres sur les façades, en fonction de leur ensoleillement. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, une façade orientée au sud ne présente pas le plus grand risque de surchauffe. Les bâtiments orientés est-ouest sont ceux qui se réchauffent le plus rapidement.” 

“En été, la charge solaire est plus importante sur une façade est-ouest que sur une façade sud.” ​
Joost Declercq – ingénieur civil-architecte / directeur de recherche chez archipelago architects et affilié à la KULeuven

Joost Declercq: “Ensuite, vous veillez à créer suffisamment d'ombre, si nécessaire, à l'aide d'avant-toits ou d'écrans. Ceux-ci empêchent les rayons du soleil de briller directement sur le verre et de réchauffer l'intérieur. L'avantage de toutes ces mesures préventives: en hiver, vous continuez à profiter au maximum de la chaleur gratuite du soleil bas.” 

La masse thermique joue également un rôle important. Elle doit être suffisante pour stocker la chaleur. “Considérez un bâtiment comme une éponge qui absorbe la chaleur”, explique Joost Declercq. “Une éponge doit bien sûr pouvoir être essorée de temps en temps. En ouvrant les fenêtres et les portes la nuit, vous créez un effet de cheminée qui refroidit votre bâtiment. À l'exception des périodes où la température extérieure reste plus élevée que la température intérieure, même la nuit, mais cela n'arrive pas souvent. Et rassurez-vous: un bâtiment équipé de mesures passives contre la surchauffe comme celui-ci ne coûte pas nécessairement plus cher, il doit simplement être bien conçu.Hilde Breesch (professeure en physique du bâtiment et construction durable à la KU Leuven) ajoute: “Un bon réflexe consiste en effet à tout fermer pendant la journée lors d'une vague de chaleur. Dès que la température extérieure est plus fraîche qu'à l'intérieur, ouvrez une fenêtre ou une porte en bas et en haut pendant toute la nuit. Limitez également l'utilisation des appareils électriques. Ceux-ci produisent de la chaleur qui reste à l'intérieur.” 

Mais que faire si, malgré ces mesures préventives, il fait quand même trop chaud à ​ l'intérieur ?

Si vous disposez d'une pompe à chaleur géothermique, vous pouvez également l'utiliser comme système de refroidissement passif. La maison reste alors quelques degrés plus fraîche grâce à l'eau froide qui circule dans le chauffage par le sol. Le refroidissement actif via un climatiseur est le dernier recours. En effet, celui-ci contribue encore davantage au dérèglement climatique en raison de sa consommation d'énergie élevée et de la chaleur résiduelle qui se retrouve dans l'air extérieur. “Et puis, il y a les réfrigérants. Ils ont un énorme “potentiel de réchauffement global”. Même lorsque l'appareil n'est pas utilisé, il représente une bombe climatique potentielle. Heureusement, des efforts importants sont déployés dans ce domaine et l'Europe tente également de réglementer, mais la plupart des appareils actuellement commercialisés ont encore un impact très important”, prévient Joost Declercq.

“Même lorsque votre climatisation ne fonctionne pas, elle représente une bombe climatique potentielle en raison des réfrigérants.”
Joost Declercq – ingénieur civil-architecte / directeur de recherche chez archipelago architects et affilié à la KULeuven

De plus, un refroidissement trop intensif est souvent source de gaspillage d'énergie, désagréable, voire carrément malsain. Le thermophysiologiste Hein Daanen le confirme: “Des écarts de température trop importants entre l'intérieur et l'extérieur entraînent des fluctuations de la pression artérielle, ce qui est particulièrement néfaste pour les personnes souffrant d'un système cardiovasculaire fragile. Ce qui fonctionne très bien, c'est de régler la climatisation à 26 degrés et d'utiliser un ventilateur pour faire circuler l'air plus frais.”

Se rafraîchir gratuitement grâce aux énergies renouvelables ?

Niels Souverijns (VITO) attire quant à lui l'attention sur la demande croissante en énergie: “Prenons l'exemple de l'Inde. Aujourd'hui, 8 à 10 % de la population dispose de la climatisation, alimentée par des centrales à charbon. Grâce à la prospérité croissante, le marché de la climatisation y est en plein essor. D'ici 2050, on estime que la moitié d'un milliard d'habitants possédera un appareil de climatisation. Cela entraînera une nouvelle demande énergétique colossale. Si nous ne disposons pas d'énergies renouvelables pour y répondre, nous générerons d'énormes émissions supplémentaires de CO2, avec toutes les conséquences que cela implique.”

Mais qu'en est-il si vous produisez votre propre énergie grâce à des panneaux solaires installés sur votre toit ? Dans ce cas, le refroidissement actif avec un climatiseur ne vous coûte rien, n'est-ce pas ? Ce n'est pas aussi simple que cela, selon les experts. “Le problème climatique ne s'arrête pas aux façades de nos maisons ou aux limites de nos propriétés”, explique clairement Joost Declercq. “L'Europe est toujours confrontée à une pénurie d'énergie verte. Pendant l'été, les centrales électriques fonctionnent parfois à un niveau réduit en raison d'un manque d'eau de refroidissement. L'énergie verte que nous produisons heureusement déjà en grande quantité doit donc servir à notre consommation quotidienne et à prévenir les pénuries d'énergie. Le 'refroidissement gratuit' avec un climatiseur n'existe tout simplement pas.

Produire soi-même de l'énergie solaire ne signifie pas que l'utilisation de la climatisation n'a aucun impact. Le réseau reste dépendant des énergies renouvelables partagées, qui sont rares pendant les périodes de pointe.

A propos de Verozo

Verozo, l'Union Professionnelle Belge de Producteurs de Volets et Protections Solaires, est le centre d'information des consommateurs, professionnels et institutions publiques désireux d'en savoir plus sur les avantages, les multiples possibilités et le fonctionnement des protections solaires et des volets roulants. Bien conçus, les protections solaires et les volets roulants apportent une contribution remarquable aux « bâtiments durables », qui combinent réduction de la consommation d'énergie et climat intérieur sain pour les occupants.

Plus d'info

N'hésitez pas à nous contacter pour plus d'informations. Tous les experts participants se sont également déclarés disponibles pour répondre à des questions supplémentaires ou donner des interviews. Vous trouverez leurs coordonnées ici :

  • Shady Attia (Prof. Dr. Ir. Arch. en architecture durable et technologie du bâtiment, ULiège)
  • Hilde Breesch (Prof. Dr. Ir. Physique du bâtiment et construction durable KULeuven Hilde Breesch)
  • H.A.M. Hein Daanen (Prof. Dr. Thermophysiologie VU Amsterdam) ​
  • Joost Declercq (ingénieur civil-architecte / directeur de recherche chez archipelago architects et affilié à la KULeuven)
  • Laura De Wilde (conseillère au service d'études NAV)
  • Samuel Helsen (météorologue/climatologue chez Meteosupport)
  • Glenn Reynders (développeur commercial Energy Ville / Dr. ir. KULeuven)
  • Niels Souverijns (climatologue – VITO)

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